Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 13:34

Une reprise. ENCORE !

De Metalium. "Tout un programme" pensez-vous déjà.

 

Pêché de jeunesse. Dois-je m’excuser d’avoir découvert les classiques au travers des reprises de groupes inspirés plusieurs années après qui leur rendent hommage et veulent perpétuer ces chansons fondamentales ?

 

Seule compte la musique.

 

Et encore une fois la nouvelle interprétation m’aide … à mieux comprendre le sens de ce jour, de cette semaine, de ce mois passés.

 

J’avais évité Udo Dirkschneider et ses comparses ICI. Ils me rattrapent en ces temps durs-tendus.

Burning, chanson d’Accept, groupe allemand ni hard rock ni metal. D’une fusion hybride, et sans plus qualifier leur genre pour ne pas enfermer cette fable dans des a priori, lancez la chanson :

 

 

 

 

Un titre … Brûlant … comme l’actualité … comme ils qualifient les dossiers quotidiens dont ils veulent nous asséner.

Un titre basique plus que poétique.

Un riff de guitare, plus qu’une mélodie.

 

J’entends cette guitare, et je la connais, elle veut m’emmener au bout de cette nuit …

 

Brûle, brûle comme le feu, comme dans un quotidien-carcan, un bureau trop serré dont les murs se referment sur nous jour après jour.

Suis-je un simple bâton d’encens pour consumer ainsi lentement et si fluettement que personne n’en serait plus importuné que cela ?

 

Ce son sort et veut casser toutes les portes et comme un tremblement de terre exploser ton cerveau. Fais le encore, ce pouvoir est si naturel …

 

Il nous compresse. Il nous consume.

Nous le crapaud crapotant doucement dans sa mare

Brûlé par un feu acide intérieur, je ne réponds que par des coassements au mieux risible au pire complètement stupide.

"Comme cette ritournelle que vous composez" me diriez-vous.

 

C’est pas faux. D’une certaine manière oui. De cette manière lancinante, répétitive, amicale et enjouée au demeurant mais terriblement pesante tout au long de ces 5’27.

 

Alors se pose un chœur, un groupe, un collectif en écho dont on recherche la provenance. Pour lui demander du soutien, au quotidien, … s’il vous plait … mais la timbale claque et le  Burning siffle !

Une, deux, trois, quatre fois.

 

Le crapaud n’est pas buffle. Il a laissé le scorpion s’installer sur lui pour traverser ces épreuves – qui devaient être courtes – mais vous connaissez déjà la fin de cette fable…

 

Tout ne se passe pas comme prévu.

 

Et là l’interprétation de Metalium révèle la conclusion qu’Accept endormait en baissant le volume sans donner de morale à cette histoire. Pour nous faire croire que tout cela pouvait recommencer et que nous pouvions nous en saisir pour échapper à cette combustion spontanée qui nous guette.

 

Metalium et dix ans de metal archétypal et trop certainement cliché transcendent le morceau et nous emportent dans un souffle de lumière sonique. A 4’56.

Dans un tapping epictoidal, mis en exergue par la déflagration sonore d’une double grosse caisse qui l’accompagne, Metalium nous montre que le feu qui dévore a éclaté et a révélé l’envol du scorpion en une fumée fantomatique.

 

En psychologie du travail, on appelle cela un burn out.

 

Accept

Puis Metalium.

La fable

Et sa morale.

 

 

Après une semaine de vacances où en serons-nous ?

Par Croon
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