Partager l'article ! A tale that wasn't right : le couperet de nos espérances: Une exception à une règle tacite de ces chroniques : ne pas illustrer deux chan ...
Une exception à une règle tacite de ces chroniques : ne pas illustrer deux chansons d’un même groupe.
Mais l’heure est grave et tardive.
Helloween et son chanteur de l’époque Mickael Kiske. Le seul, l’unique crieront les puristes.
A l’heure même où le groupe se lance dans une nouvelle opération commerciale et réenregistre ses classiques avec de nouveaux arrangements à base de comptines d’enfants … et ainsi perdent leur pari avec le diable et certainement iront en ENFER !!! (pardon l’émotion est trop grande après une écoute dudit massacre), à cette seconde même, l’on se dit aussi que cette histoire n’est pas juste.
Mickael Kiske donc qui se hisse encore en 1ère place de mon top 5 des meilleurs chanteurs de metal. Allez ! Vous tous l’avez fait, choisir son top 5 du meilleur groupe, du meilleur chanteur, du meilleur album, les 5 albums que l’on prendrait sur une île déserte … équipée d’un lecteur de musique et de batterie quand même …
Mickael Kiske qui a commencé à 17 ans avec Helloween et a propulsé le groupe à son plus haut firmament ; a ensuite décidé de changer de voie et de ne plus toucher à ce type de musique « extrême ». Il y a mis fin. Pour lui. Comme cela tout simplement après avoir poussé peut être un album de trop. Ou peut être en manque-t-il un …
Et pourtant … lancez la chanson :
Cette chanson qui a le record du nombre de semaine en tête du hit parade … en Corée !
Et cette histoire ici narrée est celle d’une fin, de LA fin de l’aventure.
Mes chers amis, mes chers collègues, ce que l’on a vécu est formidable mais tout s’arrête ici et maintenant et il faut que je passe à autre chose.
Cela nous arrive à tous. Au boulot, les pots de départ festivisent ces fins trop rapides et trop brusques. Mais la réalité moins déguisée montre une fin plus tranchante. Un abandon plus soudain.
La vérité apparaît plus volontiers sans ces rassemblements de cotillons et assiettes en carton.
Un vide implose.
Il faut continuer, abandonnés, tous esseulés.
Cela provoque au départ une certaine colère, un overkill mais rapidement, la tension chute. L’hypoglycémie lentement progresse et nous conduit à une léthargie, une amorphie, une lente et profonde plainte. Et ce cri gicle alors, le plus déchirant qu’il soit comme ce refrain.
Car, finalement, ce qui apparaît dans la vie de bureau est bien que personne n’est irremplaçable. Oui, tout continue, tout le monde en prend son parti. Tout le monde poursuit son travail et endosse la masse supplémentaire sur son dos rond. Et le tragique strident qui surgit est bien dans cette prise de conscience.
Dans le quotidien des bureaux alors qu’une page se tourne, un projet aboutit et les équipes vont changer, on ne s’y résout pas. Il y a encore trop de chantiers à mener, trop de défis à relever, trop de travail pour ceux qui restent ...
Et si Mickael Kiske a laissé orphelin un genre musical et s’est éloigné avec sa virtuosité, ses brèves apparitions à des projets metal ponctuels (Avantasia, Masterplan …) devraient encore nous donner une idée de l’absolu. Mais non.
Nous laisser croire à une certaine grâce … et l’on regarde le ciel … mais non, encore et toujours le couperet s’érige devant nous et une nouvelle fois il s’abat sur nos espérances. Il nous prive de paradis et nous ramène au quotidien si terrien.
Il nous prive d’horizon, celui devant lequel nous voulions nous étendre pour voir descendre plus lentement notre soleil et cette histoire.
Mais il fait déjà nuit noire.
Alors qu’il commence à faire froid, que l’on frissonne déjà, il faut se relever et reprendre la route ; une route si solitaire et si mal éclairée tout à coup…
Get the road Jack … don’t you come back … no more ?
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